mercredi 9 mai 2012

"Merkollande" ? Warum nicht...


C'est acté : François Hollande élu président de la république, le couple franco-allemand change de visage. Le leadership européen déplace son centre de gravité à gauche. Le scénario d'une victoire socialiste se précisant au fil des semaines, la chancelière allemande n'a pas attendu le 6 mai pour se préparer à une nouvelle séquence politique. Angela Merkel ne dissimulait pas sa préférence pour Nicolas Sarkozy, allié dans la lutte contre les déficits. Mais ce dernier partage le sort d'autres leaders sortants de la zone euro, chassé par le mécontentement de classes moyennes réfractaires à la rigueur. Et maintenant ? Was nun ?

En Allemagne, l'intronisation de François Hollande est observée avec sympathie. Si les conservateurs au pouvoir appréciaient en Nicolas Sarkozy l'homme d'état et le réformateur, ils voient en François Hollande la promesse d'une gouvernance apaisée, plus en phase avec les moeurs de la république fédérale. Sur le plan économique, la circonspection est de mise. L'opposition sociale-démocrate (le SPD) salue le discours du nouveau président en matière de relance, et partage l'analyse selon laquelle une réduction brutale des déficits publics sans contreparties de croissance entraînerait les économies européennes à l'asphyxie. Il n'empêche : du point de vue allemand, il est temps pour la France de clore une campagne ego-centrée, transcendée par l'illusion d'un paternalisme d'état protecteur et détaché de la compétition internationale. La renégociation du traité budgétaire européen, souhaitée par M. Hollande, à laquelle M. Merkel a déjà exprimé un refus de principe, s'annonce comme un premier crash-test. 

Cependant l'élection de François Hollande constitue une chance pour Angela Merkel. Désormais le couple franco-allemand ne parle plus d'une seule voix, celle des libéraux conservateurs, mais intègre dans son logiciel l'approche des sociaux-démocrates européens. Un compromis « Merkollande », si difficile qu'il soit, protège l'Allemagne de l'isolation en Europe.

lundi 2 avril 2012

Hören statt besitzen : Deezer wirbt um den deutschen Markt

Seit Dezember steht deutschen Musikfans ein weiterer Streaming-Anbieter zur Wahl. 
Der französische Branchenführer Deezer etabliert sich im Wachstumsmarkt Deutschland. Das Unternehmen, 2006 vom Autodidakt Daniel Marhely gegründet, gilt als Pionier im Streaming- Geschäft. Der damals 23-jährige erahnte den kommenden Trend: bei der Nutzung digitaler Inhalte zählt nicht mehr deren Besitz, sondern der Zugang zu ihnen. Streamingportale wie Deezer, Simfy oder Spotify sind Inbegriff dieses Wandels. Sie ermöglichen die barrierefreie Vernetzung von Repertoires und Hardwaregeräten, für ihre Nutzer gehört das mühsame Downloaden und Speichern von Musik der Vergangenheit an. Dank Flatrate-Angeboten, gekoppelt an Offline- Nutzungsmöglichkeiten auf Mobiltelefonen, bietet Deezer unmittelbaren Zugriff auf 13 Millionen Titel - legal, jederzeit und überall.

Der umfassende Musik-Service beruht auf Lizenzverträgen, die mit den Plattenfirmen und Verwertungsgesellschaften abgeschlossen wurden. Auf der internationalen Musikfachmesse MIDEM in Cannes gab nun die GEMA bekannt, Deezer die Lizenz für Deutschland erteilt zu haben. Damit ist Deezer in der Lage, ein kostenloses, über Werbeeinnahmen finanziertes Einstiegsangebot aufzustellen. Grünes Licht also, „um den deutschen Markt zu stimulieren“, so Axel Dauchez, seit 2011 Geschäftsführer des Musikportals. Anders als in Frankreich startet Deezer in Deutschland ohne lokalen Telekom-Partner. Statt mit Internet- oder Mobiltelefon-Pauschalen vermarktet zu werden, nutzt Deezer hier seine mit Facebook eingegangene Partnerschaft. Als erstes Streamingportal ist Deezer bei Facebook voll integriert und verspricht sich von dieser Kooperation erheblichen Kundenzuwachs. Hohe Wachstumsraten, steigende Einnahmen: eröffnet dieser neue digitale Distributionskanal auch neue Chancen für die Plattenindustrie?

Es gibt auch kritische Stimmen. Als Gegenleistung für die Lizenzerteilung verlangen die Musik-Majors hohe Vorauszahlungen von den Streaming-Diensten. Das führt dazu, das „Deezer sich mit dem Geld der Investoren die Lizenz bezahlt, aber kein Geld in die Musik investiert“, bemerkt Yves Riesel, Leiter des Musikportals Qobuz.com. Ein Modell, in dem sich niemand um qualitative Inhalte kümmert, findet er kurzsichtig und besorgniserregend. Gerade unabhängige Labels sehen sich als Verlierer des privaten Flatrate-Modells, das legale Downloads kannibalisiert und die Einnahmequellen der Unabhängigen zum Versiegen bringt. Deezer hingegen verweist darauf, „2011 allein in Frankreich 30 Millionen Euro an die Künstler und Produzenten ausgezahlt“ zu haben. „Wir sorgen wieder für Wachstum im Geschäft“, freut sich Dauchez.

Deutschland ist nur ein Meilenstein. Noch im Laufe dieses Jahres wird Deezer in Lateinamerika, Südostasien und Teilen Afrikas an den Start gehen.

mardi 14 février 2012

« Ich bin ein Pariser »

Die Anziehungskraft Berlins auf junge Franzosen ist bekannt. Und umgekehrt ? Paris ist auch für junge Deutsche ein aufregender Standort, um beruflich Fuß zu fassen.

Rund 23000 Deutsche im Alter von 20 bis 39 Jahren arbeiten jenseits des Rheins, die Mehrheit von ihnen im Großraum Paris. Was bewegt deutsche Arbeitnehmer zu diesem Schritt? An erster Stelle « die Attraktivität, das positive Image Frankreichs », so Jérôme Lecot, Personalvermittler für den deutsch-französischen Stellenmarkt. Paris ist ein beliebtes Ziel für eine erste Auslandserfahrung, auch wenn « manche Kandidaten eine klischeehafte Vorstellung vom Leben dort haben ». Aber schnell trifft Klischee auf Realität, allein die Wohnungssuche stellt eine gewaltige Hürde dar. Katharina Voss, Projektleiterin im Onlinemarketing, wohnte über ein Jahr zur Untermiete, bevor sie in ein eigenes Zuhause ziehen durfte, « weil französische Vermieter keine ausländischen Bürgschaften akzeptieren ».

Edda Nitschke kam 2008 mit Hilfe eines Stipendiums des deutsch-französischen Jugendwerks nach Paris. « Ich wollte hier ein neues Leben aufbauen und war ziemlich optimistisch, was die Jobsuche bettrift », erzählt sie. « Schließlich hatte ich ja einen Abschluss! ». Die Suche wurde langwieriger als erwartet. Ist die Sprachbarriere einmal beseitigt, sind Unterschiede im Bildungswesen beider Länder das Haupthindernis: französische Personalchefs seien « vom französischen Bildungsmodell geprägt und orientieren sich am 'Ranking' der Hochschulen hierzulande », erklärt Jérôme Lecot. Oft falle es ihnen schwer, den Uni-Abschluss eines Bewerbers aus Deutschland richtig einzuschätzen. Dennoch birgt der Arbeitsmarkt im Pariser Großraum « Ile-de-France » Perspektiven für deutsche Bewerber. Frankreich ist Deutschlands wichtigster Handelspartner, und der Bedarf nach deutschsprachigen Fachkräften ist z.B. in der Automobilindustrie, der Luft- und Raumfarhttechnik oder im Maschinenbau weiterhin groß. Hinzu kommt, dass Deutsche bei entsprechender Qualifikation bessere Englischkenntnisse mitbringen als ihre französischen Mitbewerber, « das ist oft ausschlaggebend », so Lecot.

Edda hat mittlerweile eine Assistenzstelle beim Pariser Korrespondentenbüro des Südwestrundfunks gefunden. Was ihr an Paris Spaß macht? « Das kulturelle Angebot zu nutzen und die ethnische Diversität zu beobachten, wie sie es in keiner deutschen Stadt gibt. In Paris trifft sich die Welt! ».  

jeudi 25 août 2011

L'herbe est plus verte chez le voisin

EUROBONDS. « Sarkozy, le teckel de Merkel », titre Marianne. En abdiquant sur le terrain des eurobonds devant Angela Merkel, le président de la république s'est mis l'opposition et certains éditorialistes à dos. Plutôt que d'emboîter le pas aux économistes, qui prônent la nécessité d'une « caution solidaire » entre états membres face à la dette - quitte à se fâcher avec la chancelière en mettant le sujet sur la table des négociations lors du récent sommet « anti-crise » - le gouvernement français a fait le dos rond et provisoirement enterré le projet. A la place, il intègre dans son programme un outil de rigueur budgétaire qui ne dit pas son nom, la fameuse « règle d'or » sur les déficits. Ce faisant, il obéît à la stratégie de l'Allemagne, laquelle refuse pour l'instant de voir ses taux d'intérêt grimper au nom de la solidarité européenne - et ne veut pas entendre parler d'eurobonds. En matière de politique économique, dur dur de s'émanciper du grand voisin allemand.

LIBYE. « Le triomphe de Sarkozy, la honte de Merkel », affirme, de l'autre côté du Rhin, le réputé hebdomadaire Der Spiegel. La prise de Tripoli par les Rebelles du CNT et la chute du régime Kadhafi est interprétée comme un franc succès diplomatique pour Nicolas Sarkozy, instigateur d'une intervention de l'Otan aux côtés des révolutionnaires lorsqu'à la mi-mars, le « Guide » libyen était sur le point d'écraser la rebellion dans son pays. Et une claque pour Merckel : l'Allemagne a préféré ne pas en être, moultes arguments à l'appui. Une décision catastrophique, selon Spiegel : « la crédibilité de l'Allemagne en tant que défenseur des droits de l'homme et de la démocratie est endommagée ». Et de continuer : le cas de la Lybie « nous montre qui est le patron en Europe : la France, et non l'Allemagne ». La France, les Etats Unis et l'Angleterre ont apporté leur contribution au changement en Libye, parce qu'ils ont su évaluer les risques d'une intervention. L'Allemagne, qui s'est abstenue sur le plan militaire (pour de mauvaises raisons ?) devra palier cette absence au moment de la reconstruction du pays. Du moins ne sera-t-elle pas en position de force pour négocier le montant de sa participation à l'effort qui s'annonce.

COMPLEXE. Suprématie économique, suprématie diplomatique : si la classe politique française demeure fascinée par le modèle allemand, nos voisins nous envient un rayonnement diplomatique dont la république fédérale ne parvient à se doter. Qui est le teckel de qui ?