jeudi 27 septembre 2012

Der Dreißig-Milliarden-Euro-Mann


1789 Milliarden Euro Schulden und 3 Millionen Arbeitslose. Um Frankreichs Konjunktur ist es nicht gut bestellt. Da ist es kein Wunder, dass Premierminister Jean-Marc Ayraults Haushaltsentwurf am Freitag mit Spannung erwartet wird.

30 Milliarden Euro müssen her, hat François Hollande angekündigt, um die Staatsverschuldung bis Ende 2013 auf 3% herunterzufahren - wie es die EU vorgibt. Um das zu bewältigen will der Staat seine Ausgaben um 10 Milliarden Euro reduzieren. Die restlichen 20 Milliarden sollen durch Steuererhöhungen eingebracht werden.

Kritiker bedauern, Hollande versuche Frankreichs Schuldenberg über die Finanzämter einzudämmen, scheue sich aber weiterhin vor strukturelle Reformen. Der öffentliche Etat wird nicht um 10 Milliarden Euro schrumpfen. Weil der angestrebte Sparkurs den automatischen Anstieg laufender Kosten mit einkalkuliert werden Staatsausgaben vorerst auf Vorjahres-Niveau eingefroren. Vorrangig sollen Gehaltslisten innerhalb der Administrationen gekürzt werden, wobei die für Gesundheit und Erziehung zuständigen Behörden von Zuschüssen profitieren.

Weniger Ausgaben, dafür also höhere Steuereinnahmen. 10 Milliarden Euro an zusätzlichen Steuern sehen die privaten Haushalte auf sich zukommen. Gutverdiener müssen allein dreiviertel dieser Summe stemmen, u.a. über eine höhere Versteuerung von Kapitalrendite, die Wiedereinführung einer Vermögenssteuer oder die viel diskutierte Superreichensteuer von 75%. Vor allem wird eine neue Einkommensteuerklasse eingeführt bei Jahreseinnahmen ab 150 000 Euro –  betroffene Steuerzahler müssen von nun an knapp die Hälfte ihres Einkommens an den Staat zurückgeben. Sämtliche Steuerschlupflöcher werden auf einen Maximalbetrag von 10 000 Euro begrenzt.

Dank ihrer Mehrheit in beiden Kammern wird die Regierung ihren Haushalt durchsetzen. Daß François Hollande den Staatsdefizit damit in die Schranken zurückweisen kann – und wie versprochen Wachstum und Arbeitsmarkt wieder einen Lauf nehmen werden ist eher zu bezweifeln. 

mercredi 29 août 2012

Fo(i)rage pétrolier


Un rappel des faits est-il nécessaire ? 1. Le pétrole est une ressource épuisable 2. Le Moyen-Orient,  première région productrice, est en proie à une instabilité politique chronique 3. L'Inde et la Chine, avec leurs taux de croissance à x chiffres, font exploser la demande. Accrochez-vous bien, c'est un scoop : la hausse du prix de l'essence s'inscrit dans une dynamique globale et rien ne laisse présager une baisse du cours du baril. François Hollande est au courant. Mais il a un problème. Il a fait une promesse, séduisante : élu, il bloquera le prix de l'essence. Calcul électoraliste, dites vous ? Qu'importe, François le français devait agir, en dépit des lois de l'économie et d'un état de fait géopolitique. Quelques TGV plus tard (et, au passage, l'ouverture d'une gigantesque brèche marketing pour les magasins Leclerc) le gouvernement réunit la filière, concocte une mesure et annonce, en la personne de Pierre Moscovici, une baisse "substantielle" mais provisoire, jusqu'à 6 centimes d'euros par litre. En Allemagne, les éditorialistes sont bouche bée. Synthèse des commentaires Outre-Rhin sur un foirage politique annoncé:
  • La mesure est cosmétique, donc inutile : la baisse du prix à la pompe atteignant dans le meilleur des cas les 6 centimes/litre, demeure insignifiante pour le portefeuille des ménages. Limitée à trois mois, l'action du gouvernement ne soulage en rien le "pouvoir d'achat des français", la hausse programmée des cours du brut ne permettant pas au sparadrap hollandais de tenir sur la durée.
  • La mesure est injuste : portée pour moitié par l'Etat qui renonce à 300 millions d'euros de recettes fiscales elle ne profite pas à ceux qui se déplacent en transports en commun.
  • Il s'agit surtout d'un signal politique désastreux à l'heure où le réchauffement climatique et l'épuisement des énergies fossiles exigent un changement de paradigme énergétique, et des décideurs courageux.
Bloß nicht jammern (ll ne sert à rien de geindre), nous console la SZ. En posant la seule bonne question: le vrai « changement » ne consisterait-il pas à utiliser « maintenant » la manne fiscale des carburants pour investir dans des énergies alternatives ? D'impulser le développement de nouveaux concepts de mobilité, plutôt que de s'évertuer en cadeaux fiscaux inefficaces ? Vu d'Allemagne, François Hollande est victime de ses propres promesses, et vient de se tirer une balle dans le pied.

mercredi 25 juillet 2012

A l'Université du sport, le corps dans tous ses états


Quand le triathlète Rasmus Henning affrontera ses compétiteurs à Hyde Park, le 4 août prochain aux J.O. de Londres, il portera des chaussures développées dans un laboratoire allemand. Comme bon nombre de fabricants, son équipementier a fait appel à l’Institut de biomécanique et d’orthopédie de l’Université du sport de Cologne pour mettre au point un modèle innovant, visant à améliorer les performances et réduire les risques de blessure. « Il existe une forte demande de la part de l’industrie à l’égard des universités », explique le Dr. Björn Braunstein, chercheur à l’Institut de biomécanique et d’orthopédie. « Les fabricants sont très attentifs à nos travaux et nous sollicitent pour l’évaluation de leurs produits ». 

En introduisant le concept de chaussure minimaliste, qui limite les entraves artificielles au mouvement naturel des articulations, l’institut est à l’origine d’une petite révolution dans le secteur. Et fait autorité auprès des marques en matière de recherche et développement. Ainsi la Deutsche Sporthochschule (DSHS) ne concentre pas moins de 20 instituts dédiés à la recherche fondamentale sur le corps en mouvement. S’y côtoient des disciplines aussi diverses que la biochimie, les sciences de l’entrainement, l’informatique du sport ou les sciences sociales, avec pour socle commun la médecine du sport. Les projets de coopération industrielle représentent une activité secondaire : « l’innovation est question de survie économique pour les fabricants et répond à des impératifs commerciaux », tempère Björn Braunstein. « Notre travail ne se limite pas à optimiser la performance : il vise à comprendre les mécanismes ».

Institution unique en Allemagne, la DSHS peut s’appuyer sur une mosaïque de compétences et de spécialités combinées dans un dispositif d’excellence. « Nous avons une approche biomécanique ou physiologique du mouvement, quand nos collègues l’appréhendent sous ses aspects cognitifs ou neurologiques », analyse M. Braunstein. « Porter des regards différents sur le même problème est très important ». Grâce à des collaborations transversales, quantité de données sont ainsi confrontées. Et les athlètes se bousculent dans les labos de la SpoHo : « d’un unijambiste multi-médaillé aux jeux paralympiques à l’équipe nationale de sprint masculine, la diversité de nos modèles d’étude est infinie », se félicite le chercheur. En retour, athlètes et entraîneurs viennent glaner un diagnostic souvent riche en enseignements, qui leur permettra d’identifier une carence ou de déconstruire un automatisme. Investis d’une mission de santé publique, les chercheurs de la DSHS se penchent aussi sur les conditions d’émergence de la performance sportive. « Au regard des ressources disponibles il subsiste dans nos pays une marge de progression insoupçonnée », promet le Dr. Braunstein.

mercredi 9 mai 2012

"Merkollande" ? Warum nicht...


C'est acté : François Hollande élu président de la république, le couple franco-allemand change de visage. Le leadership européen déplace son centre de gravité à gauche. Le scénario d'une victoire socialiste se précisant au fil des semaines, la chancelière allemande n'a pas attendu le 6 mai pour se préparer à une nouvelle séquence politique. Angela Merkel ne dissimulait pas sa préférence pour Nicolas Sarkozy, allié dans la lutte contre les déficits. Mais ce dernier partage le sort d'autres leaders sortants de la zone euro, chassé par le mécontentement de classes moyennes réfractaires à la rigueur. Et maintenant ? Was nun ?

En Allemagne, l'intronisation de François Hollande est observée avec sympathie. Si les conservateurs au pouvoir appréciaient en Nicolas Sarkozy l'homme d'état et le réformateur, ils voient en François Hollande la promesse d'une gouvernance apaisée, plus en phase avec les moeurs de la république fédérale. Sur le plan économique, la circonspection est de mise. L'opposition sociale-démocrate (le SPD) salue le discours du nouveau président en matière de relance, et partage l'analyse selon laquelle une réduction brutale des déficits publics sans contreparties de croissance entraînerait les économies européennes à l'asphyxie. Il n'empêche : du point de vue allemand, il est temps pour la France de clore une campagne ego-centrée, transcendée par l'illusion d'un paternalisme d'état protecteur et détaché de la compétition internationale. La renégociation du traité budgétaire européen, souhaitée par M. Hollande, à laquelle M. Merkel a déjà exprimé un refus de principe, s'annonce comme un premier crash-test. 

Cependant l'élection de François Hollande constitue une chance pour Angela Merkel. Désormais le couple franco-allemand ne parle plus d'une seule voix, celle des libéraux conservateurs, mais intègre dans son logiciel l'approche des sociaux-démocrates européens. Un compromis « Merkollande », si difficile qu'il soit, protège l'Allemagne de l'isolation en Europe.

lundi 2 avril 2012

Hören statt besitzen : Deezer wirbt um den deutschen Markt

Seit Dezember steht deutschen Musikfans ein weiterer Streaming-Anbieter zur Wahl. 
Der französische Branchenführer Deezer etabliert sich im Wachstumsmarkt Deutschland. Das Unternehmen, 2006 vom Autodidakt Daniel Marhely gegründet, gilt als Pionier im Streaming- Geschäft. Der damals 23-jährige erahnte den kommenden Trend: bei der Nutzung digitaler Inhalte zählt nicht mehr deren Besitz, sondern der Zugang zu ihnen. Streamingportale wie Deezer, Simfy oder Spotify sind Inbegriff dieses Wandels. Sie ermöglichen die barrierefreie Vernetzung von Repertoires und Hardwaregeräten, für ihre Nutzer gehört das mühsame Downloaden und Speichern von Musik der Vergangenheit an. Dank Flatrate-Angeboten, gekoppelt an Offline- Nutzungsmöglichkeiten auf Mobiltelefonen, bietet Deezer unmittelbaren Zugriff auf 13 Millionen Titel - legal, jederzeit und überall.

Der umfassende Musik-Service beruht auf Lizenzverträgen, die mit den Plattenfirmen und Verwertungsgesellschaften abgeschlossen wurden. Auf der internationalen Musikfachmesse MIDEM in Cannes gab nun die GEMA bekannt, Deezer die Lizenz für Deutschland erteilt zu haben. Damit ist Deezer in der Lage, ein kostenloses, über Werbeeinnahmen finanziertes Einstiegsangebot aufzustellen. Grünes Licht also, „um den deutschen Markt zu stimulieren“, so Axel Dauchez, seit 2011 Geschäftsführer des Musikportals. Anders als in Frankreich startet Deezer in Deutschland ohne lokalen Telekom-Partner. Statt mit Internet- oder Mobiltelefon-Pauschalen vermarktet zu werden, nutzt Deezer hier seine mit Facebook eingegangene Partnerschaft. Als erstes Streamingportal ist Deezer bei Facebook voll integriert und verspricht sich von dieser Kooperation erheblichen Kundenzuwachs. Hohe Wachstumsraten, steigende Einnahmen: eröffnet dieser neue digitale Distributionskanal auch neue Chancen für die Plattenindustrie?

Es gibt auch kritische Stimmen. Als Gegenleistung für die Lizenzerteilung verlangen die Musik-Majors hohe Vorauszahlungen von den Streaming-Diensten. Das führt dazu, das „Deezer sich mit dem Geld der Investoren die Lizenz bezahlt, aber kein Geld in die Musik investiert“, bemerkt Yves Riesel, Leiter des Musikportals Qobuz.com. Ein Modell, in dem sich niemand um qualitative Inhalte kümmert, findet er kurzsichtig und besorgniserregend. Gerade unabhängige Labels sehen sich als Verlierer des privaten Flatrate-Modells, das legale Downloads kannibalisiert und die Einnahmequellen der Unabhängigen zum Versiegen bringt. Deezer hingegen verweist darauf, „2011 allein in Frankreich 30 Millionen Euro an die Künstler und Produzenten ausgezahlt“ zu haben. „Wir sorgen wieder für Wachstum im Geschäft“, freut sich Dauchez.

Deutschland ist nur ein Meilenstein. Noch im Laufe dieses Jahres wird Deezer in Lateinamerika, Südostasien und Teilen Afrikas an den Start gehen.

mardi 14 février 2012

« Ich bin ein Pariser »

Die Anziehungskraft Berlins auf junge Franzosen ist bekannt. Und umgekehrt ? Paris ist auch für junge Deutsche ein aufregender Standort, um beruflich Fuß zu fassen.

Rund 23000 Deutsche im Alter von 20 bis 39 Jahren arbeiten jenseits des Rheins, die Mehrheit von ihnen im Großraum Paris. Was bewegt deutsche Arbeitnehmer zu diesem Schritt? An erster Stelle « die Attraktivität, das positive Image Frankreichs », so Jérôme Lecot, Personalvermittler für den deutsch-französischen Stellenmarkt. Paris ist ein beliebtes Ziel für eine erste Auslandserfahrung, auch wenn « manche Kandidaten eine klischeehafte Vorstellung vom Leben dort haben ». Aber schnell trifft Klischee auf Realität, allein die Wohnungssuche stellt eine gewaltige Hürde dar. Katharina Voss, Projektleiterin im Onlinemarketing, wohnte über ein Jahr zur Untermiete, bevor sie in ein eigenes Zuhause ziehen durfte, « weil französische Vermieter keine ausländischen Bürgschaften akzeptieren ».

Edda Nitschke kam 2008 mit Hilfe eines Stipendiums des deutsch-französischen Jugendwerks nach Paris. « Ich wollte hier ein neues Leben aufbauen und war ziemlich optimistisch, was die Jobsuche bettrift », erzählt sie. « Schließlich hatte ich ja einen Abschluss! ». Die Suche wurde langwieriger als erwartet. Ist die Sprachbarriere einmal beseitigt, sind Unterschiede im Bildungswesen beider Länder das Haupthindernis: französische Personalchefs seien « vom französischen Bildungsmodell geprägt und orientieren sich am 'Ranking' der Hochschulen hierzulande », erklärt Jérôme Lecot. Oft falle es ihnen schwer, den Uni-Abschluss eines Bewerbers aus Deutschland richtig einzuschätzen. Dennoch birgt der Arbeitsmarkt im Pariser Großraum « Ile-de-France » Perspektiven für deutsche Bewerber. Frankreich ist Deutschlands wichtigster Handelspartner, und der Bedarf nach deutschsprachigen Fachkräften ist z.B. in der Automobilindustrie, der Luft- und Raumfarhttechnik oder im Maschinenbau weiterhin groß. Hinzu kommt, dass Deutsche bei entsprechender Qualifikation bessere Englischkenntnisse mitbringen als ihre französischen Mitbewerber, « das ist oft ausschlaggebend », so Lecot.

Edda hat mittlerweile eine Assistenzstelle beim Pariser Korrespondentenbüro des Südwestrundfunks gefunden. Was ihr an Paris Spaß macht? « Das kulturelle Angebot zu nutzen und die ethnische Diversität zu beobachten, wie sie es in keiner deutschen Stadt gibt. In Paris trifft sich die Welt! ».